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Comment vendre ses créations sur Instagram

Photo du rédacteur: Cécilia
Cécilia
6 août
6 min de lecture
Une créatrice qui vend ses créations sur instagram

Tu as une communauté qui t'aime bien. Les gens likent, laissent des cœurs, commentent « magnifique ».


Sur le papier, tout va bien.

Sauf qu'au moment de vendre, il ne se passe rien.

Les mêmes personnes qui adorent tes photos ne cliquent pas, ne commandent pas, ne demandent même pas le prix.


C'est l'un des blocages les plus frustrants quand on veut vendre ses créations sur Instagram : avoir de l'engagement, mais pas de ventes.

Et ça ne se joue presque jamais sur tes créations ni sur le nombre d'abonnés. Ça se joue sur ce que tu dis autour de tes photos et vidéos.


Une belle image attire l'œil et déclenche le like. Mais entre le like et l'achat, il y a un pas que l'image ne fait pas franchir seule.

C'est le travail de ton contenu : la légende, le texte d'un carrousel, ce que tu racontes en story ou en vidéo. Et la plupart des contenus de créatrices, sans le vouloir, ne contiennent aucun des éléments qui font passer à l'achat. Voici les trois qui changent tout.


Élément 1 : une personne précise à qui tu parles



Une créatrice qui parle de ses créations sur instagram

La plupart des contenus ne s'adressent à personne. « Nouvelle création disponible. » « Je vous présente ma dernière pièce. » On parle à une foule. Et une foule n'achète pas, parce que personne, dans une foule, ne se sent concerné.

Le premier élément d'un contenu qui vend, c'est une personne précise en tête. Pas « les femmes qui aiment les bijoux ». Une personne, dans une situation.

  • Celle qui vient de décrocher le poste qu'elle voulait et qui cherche à se l'offrir, ce quelque chose qui dira « je l'ai fait ».

  • Celle qui veut un cadeau pour sa mère et en a assez du foulard qu'on offre faute d'idée.

  • Celle qui se remet debout après une année difficile et a envie d'un objet qui marque le tournant.

Quand tu écris pour une personne aussi précise, deux choses se passent. Celle qui est exactement dans cette situation se sent vue, littéralement. Et les autres, celles qui vivent quelque chose de proche, se reconnaissent quand même, parce qu'une émotion précise parle plus large qu'un message tiède. C'est le paradoxe qu'on n'ose pas croire : plus tu vises une personne, plus tu touches de monde. Le message adressé à tout le monde, lui, ne touche personne.

Élément 2 : ce que ça change vraiment dans sa vie



Une scène de vie concrète pour vendre tes créations sur instagram

C'est l'élément qui manque presque toujours, et c'est le plus important. Il faut relier ta création à la vie de celle qui pourrait l'acheter. Le problème, c'est qu'on s'arrête presque toujours trop tôt, au premier niveau, celui du joli. Il faut aller deux crans plus loin.

Prenons une paire de boucles d'oreilles, et descendons.

  • Premier niveau, l'objet. « Boucles d'oreilles en résine, montées sur argent, faites main. » C'est ce que fait tout le monde. Ça décrit, ça ne touche pas.

  • Deuxième niveau, l'effet. « Des boucles qu'on remarque, le genre de détail qui fait toute la tenue. » C'est déjà mieux, mais c'est encore mou, parce que ça reste en surface : le joli, le compliment. Rien qui serre le cœur.

  • Troisième niveau, la scène. Là, on touche quelque chose. « Ce matin-là, sa journée était la même que d'habitude. Le métro, les mails, le déjeuner avalé trop vite. Les futurs problèmes au boulot. Son patron qui ne cesse de la tester avant de lui donner sa promotion. Mais ses boucles étaient là. Pour lui rappeler qu'elle avait fait le choix de porter des bijoux audacieux, comme cette femme qu'elle voulait devenir. Elle les a touchées deux ou trois fois dans la journée, sans même s'en rendre compte. Et le soir, en les reposant sur le bord du lavabo, elle a souri car elle avait tenu bon. »

Sens la différence. On ne parle plus de résine ni de finitions. On raconte une femme, une vraie journée, un geste machinal, un sourire le soir. Celle qui lit ça se met à sa place. Elle n'achète pas des boucles d'oreilles. Elle achète cette version d'elle même qu'elle veut être et qui la tient toute la journée.

C'est là qu'intervient la règle qui change tout : le visuel montre ta création, le texte raconte la vie avec ta création. Tu n'as même pas besoin de nommer ton objet dans le texte, il est déjà dans la photo. Ton texte fait une seule chose : il met ta cliente dans la scène où elle aimerait être.

La check-list pour atteindre ce troisième niveau


Cette scène n'est pas une question d'inspiration. Si elle touche, c'est qu'elle répond à des questions concrètes que ta cliente se pose sans les formuler. Plus tu y réponds, plus ce que tu racontes devient palpable, et plus elle se voit dedans.

Avant de publier, vérifie que ton contenu répond à ces cinq questions. Reprends la scène des boucles, tu verras que les réponses y sont toutes, sans jamais être annoncées.

  • Qui : à qui précisément s'adresse cette création ? Une femme qui travaille, prise dans une journée ordinaire, qui a envie de faire ses preuves dans un boulot difficile. Pas « les femmes qui aiment les bijoux ».


  • Quoi : qu'est-ce que c'est vraiment, au-delà de l'objet ? Pas des boucles, mais le rappel qu'elle est cette femme audacieuse ; qu'elle est capable de gérer même dans un boulot difficile.


  • Quand : à quel moment de sa vie ? Un matin de semaine comme les autres, pas une grande occasion. C'est le quotidien qui rend la scène vraie et palpable ici.


  • Où : dans quel décor ? Le métro, le bureau, le boulot, le bord du lavabo le soir. Des lieux réels qu'on visualise.


  • Comment : quel geste, quelle sensation physique ? Sa main qui les touche sans y penser, ses yeux qui les regardent le soir. Ce sont les sensations concrètes qui ancrent tout.


Choisis un seul moment et tiens-le jusqu'au bout. C'est la clé. Une scène précise, un matin, un lieu, un geste, touche infiniment plus que trois situations empilées « au cas où ». En listant plusieurs moments, tu crois élargir, mais tu dilues : la lectrice ne se projette dans aucun. En en tenant un seul, tu lui donnes une scène entière où entrer et se projeter.

La règle : ne t'arrête pas à ta première idée, elle donne toujours l'effet joli. Passe ta création au crible des cinq questions, choisis un moment unique, et écris-le comme une scène.


Élément 3 : une invitation claire à passer à l'acte



Une femme qui achète une  création sur instagram

Le troisième élément est le plus simple, et c'est celui qu'on oublie le plus.


Une fois le désir installé, il faut dire à la personne quoi faire. Sinon elle like, et elle passe.



Beaucoup de créatrices n'osent pas.


Par peur d'être insistantes, elles laissent le contenu en suspens, en espérant que la personne devinera qu'elle peut commander.

Mais une cliente qu'on ne guide pas ne fait pas la démarche seule.

Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est qu'on ne lui a pas montré le chemin.


L'invitation n'a rien d'agressif.

« Il est là si tu le veux, lien en bio. »

« Écris-moi en message privé, pour celui-ci ou pour une pièce sur mesure. »


Tu ne forces personne. Tu tends la main à celle que ça touche. Sans cet élément, les deux premiers ne servent à rien : tu as fait naître le désir, et tu l'as laissé retomber.


Comment les trois s'assemblent pour vendre ses créations sur instagram


Un bon contenu n'est pas ces trois éléments listés à la suite.


C'est un texte fluide qui les contient : tu écris pour une personne précise, tu touches le moment de vie que ta création accompagne, tu l'invites à passer à l'acte. Les détails pratiques, matière et prix, viennent à la toute fin, pour celle qui est déjà conquise. L'ordre est non négociable : le désir d'abord, les détails ensuite.


Découvre l'article « comment vendre ses créations artisanales » et l'article « parler de ses créations sans se sentir commerciale ».


Ces trois éléments, tu peux les appliquer dès ta prochaine publication. Mais tu vas sentir vite où ça coince : le deuxième.


Répondre au qui, au quand, au où de façon juste, descendre jusqu'au vrai moment de vie de ta cliente, ça demande de savoir précisément qui elle est et ce qu'elle traverse.

Sans ça, tu restes au niveau du joli, et tu repars de zéro à chaque fois.


C'est exactement ce travail que j'ai construit dans Dans sa Tête, ma formation sur le message de marque. On y définit qui est ta cliente et ce qu'elle vit vraiment, pour que tu saches, à chaque contenu, quel moment de sa vie ta création vient accompagner.

Une fois ce socle posé, tes publications ne partent plus de la page blanche : elles partent d'elle.


Parce que tes créations plaisent déjà. Il te manque juste les mots qui touchent, ceux qui transforment un like en commande.


Suis mes coulisses de créatrice/formatrice sur instagram : @secrets_de_creatrices

 
 
 

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