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Où vendre ses créations artisanales sans dépendre d’Instagram ?

Photo du rédacteur: Cécilia
Cécilia
12 oct.
13 min de lecture
Personne avec un carnet et un stylo observant des articles dans une boutique de créations artisanales.


Tu passes des heures à prendre tes créations en photo, à préparer des publications, à filmer des vidéos et à chercher comment gagner des abonnés sur Instagram.


Mais les ventes ne suivent pas forcément.


Alors tu te demandes si tu devrais publier davantage, essayer de nouveaux formats ou enfin comprendre ce fameux algorithme.


Et si tu cherchais au mauvais endroit ?


Instagram n’est qu’un canal de vente parmi d’autres. Il peut contribuer au développement de ton activité artisanale, mais ce n’est pas parce que tu n’y vends pas beaucoup que tes créations ne peuvent pas se vendre ailleurs.

Marchés de créateurs, boutiques, Etsy, site internet, ventes privées… Les possibilités sont nombreuses.


La vraie question n’est pourtant pas de savoir comment être présente partout.

C’est de déterminer où tes créations ont le plus de chances de rencontrer les bonnes clientes, tout en respectant tes objectifs, ton temps disponible et ta rentabilité.


Et je vais te raconter pourquoi, de mon côté, j’ai volontairement arrêté Instagram alors que la vente en ligne représentait la majeure partie de mon chiffre d’affaires.


Pas parce que ça ne fonctionnait plus. Mais parce que j’ai compris qu’un canal qui rapporte beaucoup n’est pas forcément celui qui mérite le plus ton temps.


Voyons donc où vendre ses créations artisanales, mais surtout comment choisir les canaux réellement intéressants pour ton entreprise.



Peut-on vraiment vendre ses créations sans Instagram ?


Oui, bien sûr !


Instagram est un outil de communication et parfois de vente. Mais il ne représente pas à lui seul le marché de l’artisanat.


Une cliente peut découvrir une créatrice en se promenant sur un marché, en entrant dans une boutique, en recherchant un produit précis sur Etsy ou grâce à la recommandation d’une amie.


Elle peut même acheter une création sans avoir jamais consulté le compte Instagram de la personne qui l’a fabriquée.


C’est une distinction importante : avoir une audience sur Instagram et avoir une clientèle, ce n’est pas la même chose.


Tu peux être très suivie sans réaliser beaucoup de ventes. À l’inverse, tu peux avoir une petite communauté et vendre régulièrement grâce à d’autres canaux.


Pour autant, attention à ne pas tomber dans le raisonnement inverse : Instagram n’est pas forcément inutile.


Il peut entretenir la relation avec tes clientes, montrer ton travail, faire connaître ton univers et contribuer à tes ventes, même lorsque l’achat se fait ailleurs.


Et si tu souhaites continuer à développer ce canal, je t'explique aussi comment vendre tes créations sur Instagram, notamment comment transformer l'intérêt de ta communauté en véritables commandes.


L’objectif n’est donc pas nécessairement de quitter Instagram, mais de comprendre quelle place il mérite réellement dans ton entreprise.


Et pour le savoir, il faut d’abord regarder les autres possibilités.



Où vendre ses créations artisanales ? Les principaux canaux à envisager


Il existe plusieurs façons de commercialiser tes créations, en ligne ou en physique.

Voici les principales possibilités, leurs avantages et les points à surveiller.

Canal de vente

Principal avantage

Point de vigilance

Marchés de créateurs

Contact direct avec les clientes

Temps de présence et frais

Boutiques de créateurs

Ventes sans présence systématique

Commissions, loyer ou permanences

Etsy et marketplaces

Accès à des acheteuses recherchant déjà des produits

Concurrence et frais

Site internet personnel

Maîtrise de ton univers et de ton parcours de vente

Nécessité d’attirer des visiteurs

Ventes privées et clientèle existante

Relation déjà établie avec les clientes

Nécessité d’entretenir le lien


Tu préfères écouter plutôt que lire ?


J’aborde aussi les différents canaux de vente et la manière de les choisir dans mon épisode de podcast consacré à ce sujet.




1. Les marchés de créateurs : vendre en rencontrant directement tes clientes


Les marchés artisanaux permettent de présenter tes créations à des personnes qui peuvent les découvrir, les toucher, les essayer et échanger directement avec toi.


C’est particulièrement intéressant pour les créations dont la qualité, les matières, les couleurs ou les finitions se comprennent mieux lorsqu’on les voit en vrai.


Autre avantage : les réactions des visiteurs sont précieuses.


Tu peux observer les produits qui attirent l’attention, les questions qui reviennent, les hésitations avant l’achat et les créations qui se vendent réellement.


Mais attention : faire un marché n’est pas automatiquement rentable.


Il faut compter l’emplacement, le déplacement, l’installation, le temps passé sur place et parfois l’hébergement.


Un marché qui génère 300 € de chiffre d’affaires peut sembler satisfaisant.


Pourtant, si tu as consacré deux journées entières à sa préparation et à sa tenue, payé ton emplacement et mobilisé beaucoup de stock, le résultat mérite d’être analysé.


Le bon marché n’est pas simplement celui qui attire beaucoup de visiteurs.


C’est celui qui attire des personnes susceptibles d’acheter tes créations, à des prix compatibles avec tes objectifs, et qui te permet de dégager une rentabilité satisfaisante au regard du temps investi.


2. Les boutiques de créateurs : vendre sans être présente à chaque vente


Une boutique de créateurs ou un dépôt-vente peut permettre à tes créations d’être découvertes par une clientèle locale ou touristique.


Tu bénéficies d’un espace de présentation sans avoir nécessairement à accueillir toi-même chaque cliente.


Mais les conditions varient fortement.


Certaines boutiques fonctionnent avec une commission sur les ventes. D’autres demandent un loyer, une participation aux permanences ou combinent plusieurs modalités.


Avant de te lancer, vérifie :


  • Le profil de la clientèle et les créations déjà proposées.

  • Les frais fixes, commissions et autres engagements.

  • La place accordée à tes produits et la qualité de leur présentation.

  • Le volume de stock à immobiliser.

  • Le fonctionnement du suivi des ventes et des invendus.


Une jolie boutique n’est pas nécessairement un bon débouché commercial.

Une boutique qui réalise quelques ventes ne représente pas forcément un canal rentable si les frais, les trajets ou le temps consacré aux permanences sont trop importants.


À l’inverse, une boutique qui vend régulièrement tes créations sans te demander beaucoup de présence peut devenir un canal intéressant, même si son chiffre d’affaires reste inférieur à celui d’autres débouchés.


3. Etsy et les marketplaces : toucher des clientes qui cherchent déjà à acheter


Sur une marketplace comme Etsy, les acheteuses ne viennent pas nécessairement découvrir une créatrice en particulier.


Elles peuvent rechercher directement un produit : une pochette personnalisée, des boucles d’oreilles en céramique ou un cadeau artisanal.


C’est un fonctionnement très différent d’Instagram.


Sur Instagram, tu essaies souvent de capter l’attention de personnes qui ne sont pas venues spécialement pour acheter.


Sur une marketplace, certaines personnes effectuent déjà une recherche avec une intention d’achat.


C’est un véritable avantage.


En contrepartie, tes créations peuvent se retrouver à côté de nombreuses autres propositions.


Il faut travailler les photos, les titres, les fiches produit, les mots-clés et la présentation de ta boutique.


Il faut également intégrer les frais de la plateforme à tes calculs de rentabilité.


Mettre ses créations sur Etsy ne suffit pas pour vendre.


Comme pour tout canal, il faut vérifier que tes produits correspondent aux recherches des clientes et que les ventes obtenues justifient le travail nécessaire.

L’intérêt est aussi de pouvoir concentrer une partie de tes efforts sur l’optimisation de tes fiches et de ton catalogue, plutôt que de devoir constamment produire de nouveaux contenus pour rappeler ton existence.


Cela ne rend pas Etsy passif pour autant : il faut gérer les commandes, le service client, les expéditions et l’entretien de la boutique.


4. Ton propre site internet : construire un espace de vente qui t’appartient


Avoir son propre site permet de maîtriser davantage la présentation de tes créations, ton univers de marque et ton parcours de commande.


Tu n’es pas obligée de présenter tes produits au milieu de ceux de dizaines d’autres créatrices.


Tu peux raconter ton histoire, expliquer tes choix et construire une expérience cohérente avec ta marque.


Mais il faut comprendre une chose : ouvrir une boutique en ligne ne crée pas automatiquement du trafic.


À la différence d’une marketplace, ton site ne bénéficie pas d’un catalogue commun dans lequel les clientes viennent déjà chercher des produits.

Il faut leur donner une raison de le découvrir.


Cela peut passer par Google, Pinterest, une newsletter, des recommandations, des marchés ou d’autres actions de communication.


Ton site peut donc devenir un excellent outil commercial sans dépendre d’Instagram.


Mais il faut prévoir comment les futures clientes vont le trouver.

Et ne pas oublier de compter ce qu’il te coûte réellement : abonnement, éventuelles applications, frais de paiement, maintenance et temps consacré à attirer les visiteurs.


Un site internet peut être très rentable pour une créatrice et beaucoup moins pour une autre.


Tout dépend du volume de ventes qu’il génère et des ressources nécessaires pour y parvenir.


5. Les ventes privées, les clientes existantes et le bouche-à-oreille : des possibilités souvent oubliées


Quand on cherche à développer ses ventes, on pense spontanément à trouver de nouvelles personnes.

Pourtant, certaines connaissent déjà ton travail.


Ce sont tes anciennes clientes, les personnes qui ont acheté sur un marché, celles qui ont déjà demandé un renseignement ou qui ont recommandé tes créations.

Pourquoi ne pas commencer par elles ?


Tu peux organiser une vente privée, prévenir tes clientes fidèles de la sortie d’une collection ou leur proposer un accès prioritaire à certaines nouveautés.

Une newsletter peut également te permettre de conserver ce lien, avec leur accord, sans dépendre des publications d’un réseau social.


Il ne s’agit pas de solliciter constamment les mêmes personnes.

Mais de construire une relation qui ne s’arrête pas à la première commande.

Et surtout, de ne pas oublier une clientèle existante pendant que tu consacres toute ton énergie à gagner de nouveaux abonnés.


D’ailleurs, même lorsque tu trouves le bon canal, encore faut-il que tes créations donnent envie d’être achetées.


C’est un autre sujet, que j’approfondis dans mon article « Comment vendre ses créations artisanales ? », consacré au passage de l’admiration au désir d’achat.



Pourquoi j’ai arrêté Instagram alors que ça me rapportait des ventes



Créatrice textile portant un foulard et un bandeau issus de sa marque artisanale, auparavant vendus sur Instagram.

Je vais te raconter quelque chose qui peut sembler assez contradictoire.


Pendant plusieurs années, j’ai travaillé à temps plein sur ma marque textile.

À cette époque, Instagram occupait une place importante dans ma stratégie commerciale. J’y consacrais du temps, je communiquais régulièrement, j’entretenais le lien avec ma communauté.


Et ça fonctionnait.


Instagram m’apportait des commandes régulières, et la vente en ligne représentait la majeure partie de mon chiffre d’affaires.


Puis ma situation a changé.


J’ai décidé de faire de ma marque textile une activité secondaire. J’avais donc beaucoup moins de temps à lui consacrer.


Et forcément, il a fallu faire des choix.


J’aurais pu conserver Instagram, puisque la vente en ligne représentait une part importante de mon chiffre d’affaires.


Mais je me suis posée une autre question :


Quels canaux me rapportent le plus par rapport au temps que je leur consacre ?


Et là, le classement n’était plus du tout le même.

Pour continuer à générer régulièrement des commandes grâce à Instagram, je devais publier, créer du contenu, entretenir ma communauté, préparer mes newsletters…


À cela s’ajoutaient les frais de ma boutique en ligne, qui me coûtait environ 400 € par an.


Tout ce fonctionnement était cohérent lorsque je travaillais à temps plein sur ma marque.


Il ne l’était plus lorsque mon temps disponible a diminué.


À l’inverse, mes marchés de créateurs, notamment les marchés de Noël, ma boutique de créateurs et Etsy me permettaient d’obtenir des résultats intéressants avec un investissement en temps plus adapté à ma nouvelle organisation.


J’ai donc fait un choix.


J’ai conservé ces trois canaux et arrêté de communiquer sur Instagram pour ma marque textile.


Pas parce qu’Instagram ne fonctionnait pas. Mais parce que ce n’était plus le meilleur choix pour mon entreprise.


J’ai préféré consacrer le peu de temps dont je disposais à optimiser mes canaux existants plutôt que continuer à alimenter Instagram, au risque de ne plus avoir assez de temps pour le reste.


Ce choix, je ne l’ai pas fait parce que j’avais trouvé une recette miracle pour vendre sans Instagram.

Je l’ai fait parce que j’avais regardé mes canaux de vente à travers les besoins réels de mon entreprise.


Ce qui fonctionnait pour moi à temps plein ne correspondait plus à mes objectifs lorsque mon activité est devenue secondaire.


Et c’est ce que je t’invite à faire maintenant : regarder tes propres canaux avec tes propres critères, plutôt que chercher à reproduire la stratégie d’une autre créatrice.



Comment choisir les meilleurs canaux pour vendre tes créations artisanales ?


Il n’existe pas de canal universellement meilleur que les autres.


Une créatrice qui fabrique de grandes pièces fragiles n’a pas nécessairement intérêt à privilégier les mêmes canaux qu’une créatrice qui vend de petits accessoires faciles à expédier.


Une créatrice qui adore le contact direct avec les clientes n’a pas non plus les mêmes contraintes qu’une autre qui dispose de très peu de temps pour participer à des marchés.


Plutôt que de chercher le meilleur canal dans l’absolu, je te propose d’évaluer chaque possibilité selon quatre critères.


1. Ta clientèle achète-t-elle sur ce canal ?


Ne choisis pas un marché uniquement parce qu’il est réputé ou une plateforme parce que beaucoup de créatrices l’utilisent.


Demande-toi si les personnes qui fréquentent ce canal correspondent à celles que tu veux toucher.


Leur budget, leurs habitudes d’achat et leurs attentes comptent davantage que la popularité du canal.


2. Ce canal correspond-il à tes créations ?


Certains produits se vendent plus facilement lorsqu’ils sont essayés ou manipulés.


D’autres se prêtent bien aux recherches en ligne parce que les clientes savent précisément ce qu’elles cherchent.


Le type de produit, son prix, sa taille, son poids et les éventuelles personnalisations peuvent influencer le choix de tes canaux.


3. Que te rapporte réellement ce canal par rapport au temps investi ?


C’est probablement le critère le plus souvent oublié.

Et c’est celui qui a complètement changé ma propre stratégie commerciale.


Un canal ne te coûte pas uniquement de l’argent. Il mobilise aussi du temps.


Pour un marché, tu peux additionner les frais d’emplacement, les déplacements, les repas et le temps passé à préparer, installer, vendre et ranger.


Pour une marketplace, tu peux regarder les frais, les expéditions, le temps de rédaction des fiches et le suivi des commandes.


Pour Instagram, pense au temps passé à créer tes contenus, échanger avec ta communauté, préparer tes lancements et entretenir ta visibilité.


Et pour chaque canal, n’oublie pas les coûts directement liés à tes créations : matières premières, emballages et frais éventuels.


L’objectif n’est pas seulement de comparer les chiffres d’affaires.

C’est de regarder ce qu’il te reste après les coûts, puis de rapporter ce résultat au temps réellement consacré au canal.


Un canal qui génère moins de chiffre d’affaires peut être plus intéressant s’il mobilise beaucoup moins de temps.


Cela ne signifie pas que tu dois systématiquement abandonner les canaux les plus chronophages.

Mais tu dois savoir ce qu’ils te rapportent réellement avant de décider quelle place leur accorder.


4. Ce canal est-il compatible avec ta personnalité et tes contraintes ?


Tu peux trouver un marché très rentable mais ne pas aimer du tout vendre en face à face.


Tu peux aussi apprécier Instagram sans avoir suffisamment de temps pour y communiquer régulièrement.


Certaines créatrices aiment rencontrer leurs clientes, discuter, présenter leurs produits et participer à des événements.


D’autres préfèrent la vente en ligne, les fiches produit et la gestion des commandes depuis leur atelier.


Aucune de ces façons de travailler n’est meilleure que l’autre.


Mais si tu choisis un canal qui te demande un effort permanent pour fonctionner d’une manière qui ne te convient pas, il risque d’être difficile à maintenir.


Ton temps disponible, ta situation familiale, ton énergie et ta personnalité sont donc de véritables critères stratégiques.


Une bonne stratégie commerciale doit être rentable, mais aussi suffisamment adaptée à ta vie pour être tenable dans la durée.


Faut-il multiplier ses canaux de vente pour vendre davantage ?


C’est tentant.


Tu réalises peu de ventes sur Instagram, alors tu ouvres une boutique Etsy.

Puis tu testes un nouveau marché.

Ensuite, tu envisages de déposer tes créations dans trois boutiques.

Et pourquoi ne pas lancer ton propre site ?

Chaque possibilité semble intéressante.


Mais chaque nouveau canal nécessite aussi du temps, de l’organisation et parfois du stock supplémentaire.


Le danger, c’est de multiplier les débouchés sans jamais consacrer suffisamment d’efforts à ceux qui pourraient réellement fonctionner.


Diversifier tes canaux peut sécuriser ton entreprise. Te disperser entre trop de canaux peut, au contraire, la fragiliser.


Et ce n’est pas parce que tu pourrais vendre quelque part que tu dois forcément essayer.


Avant d’ajouter un canal, demande-toi ce qu’il va apporter que tes canaux actuels ne t’apportent pas.


Une nouvelle clientèle ? Une autre saison de vente ? Un meilleur rendement ? Une moindre dépendance à une plateforme ?


Et surtout :

Qu’est-ce que tu vas devoir arrêter ou réduire pour lui consacrer du temps ?


Parce que ton temps n’est pas extensible.

Choisir un nouveau canal, c’est aussi choisir ce que tu ne feras plus ailleurs.

Si tu n’as pas de réponse précise, ce n’est peut-être pas encore la bonne priorité.



Quels canaux conserver, développer ou arrêter ? Un exercice pour décider


Maintenant que tu connais les différentes possibilités, je te propose de passer à ton entreprise.


Pas à ce que font les autres créatrices. Pas aux canaux dont tu entends le plus parler.



À ta situation réelle.

Prends une feuille et note les canaux sur lesquels tu as déjà vendu tes créations.


Pour chacun, regarde :


  • Le chiffre d’affaires réalisé sur une période représentative.

  • Les frais engagés et le temps réellement consacré.

  • Les clientes que tu as touchées.

  • Ton envie et ta capacité à continuer à utiliser ce canal.


Puis classe-les dans l’une de ces trois catégories.


1. À développer


Ces canaux t’apportent des ventes intéressantes au regard du temps et des frais engagés.

Ils correspondent à ta clientèle, à tes créations et à ta manière de travailler.

Avant de chercher de nouveaux débouchés, demande-toi si tu pourrais obtenir davantage de résultats en améliorant ceux-là.


2. À tester ou améliorer


Tu identifies un potentiel, mais tu n’as pas encore suffisamment de résultats pour confirmer que ce canal mérite davantage d’investissement.

Tu peux décider d’améliorer tes fiches Etsy, de tester un nouveau marché ou d’ajuster la présentation de tes créations dans une boutique.

Mais définis ce que tu souhaites mesurer et à quel moment tu réévalueras ce choix.

Sinon, tu risques de continuer à investir du temps simplement parce que tu espères que la prochaine fois sera différente.


3. À réduire ou arrêter


Ces canaux mobilisent beaucoup de ressources pour des résultats insuffisants, sans perspective d’amélioration suffisamment crédible.

Et parfois, ce sont justement ceux auxquels tu tiens le plus.

Parce que tu y as déjà consacré beaucoup de temps. Parce qu’ils ont bien fonctionné autrefois. Ou parce que tu as peur de perdre quelques ventes en les abandonnant.


Mais conserver toutes les possibilités n’est pas nécessairement la meilleure façon de développer ton entreprise.


Tu peux renoncer à un canal qui réalise des ventes si les ressources qu’il mobilise seraient plus utiles ailleurs.


Et maintenant, pose-toi une dernière question :


Si tu devais réduire de moitié le temps consacré à ton entreprise, quels canaux conserverais-tu en priorité ?


C’est exactement le type de réflexion qui m’a amenée à revoir ma propre stratégie commerciale.


Et c’est parfois en imaginant devoir renoncer qu’on commence à identifier ce qui mérite vraiment notre énergie.



Vendre ses créations sans Instagram : par quoi commencer ?


Tu n’as pas besoin de supprimer ton compte Instagram, de créer immédiatement une boutique en ligne ou de t’inscrire à tous les marchés de ta région.


Commence par regarder ce qui existe déjà dans ton entreprise.


Tes anciennes clientes reviennent-elles ?

Certains marchés ont-ils donné de bons résultats ?

Tes produits correspondent-ils à des recherches précises sur une marketplace ?

Une boutique pourrait-elle toucher une clientèle à laquelle tu n’as pas accès aujourd’hui ?


Choisis ensuite une priorité.


Et surtout, accepte de ne pas tout faire en même temps.

Instagram peut parfaitement continuer à jouer un rôle dans ta communication. Mais ton chiffre d’affaires n’a pas à dépendre uniquement de ta capacité à publier, à gagner des abonnés ou à attirer l’attention d’un algorithme.


Ton objectif n’est pas de devenir une créatrice populaire sur Instagram. C’est de construire une entreprise artisanale qui vend, qui te ressemble et qui te permet progressivement d’atteindre tes objectifs économiques.



Et maintenant, quelle est ta priorité ?


Tu ne sais pas si tu dois développer Instagram, trouver de nouveaux marchés, améliorer ta boutique ou simplement mieux exploiter les canaux que tu utilises déjà ?


Avant d'ajouter une nouvelle action à ta liste, commence par identifier ce qui freine réellement ton entreprise.


Avec Le Déclic, mon diagnostic gratuit, tu réponds à un quiz pour faire le point sur ton activité artisanale.


À la fin, tu découvres tes axes de progression et tu accèdes à 3 vidéos gratuites pour commencer à travailler sur tes priorités et passer à l'action.




Hello, moi c’est Cécilia.


Logo secrets de créatrices

J’ai moi-même créé et développé une marque artisanale avant d’accompagner d’autres créatrices à développer la leur. Sur Secrets de Créatrices, je partage les stratégies, les erreurs que j’ai faites et ce que j’aurais aimé savoir pour construire une activité artisanale qui ne repose pas sur le hasard.

Tu peux me retrouver sur instagram : @secrets_de_creatrices

 
 
 

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